Rechercher dans ce blog

jeudi 21 octobre 2010

FREAKBEAT Orgie!

The Embrooks - Yellow Glass Perspections (2004, Munster records)



Les Embrooks ne sont pas beaux mais ils envoient du bois, voilà comment j'aurais pu résumer cette chronique.
En cette période tourmentée, ou l'on essaye de nous faire gobber n'importe quelle geignard indie folk pour le nouveau Dylan, il semble approprié de se tourner vers les valeurs sures.
Tandis que d'autres sont tentés de rechercher le cross-over shoegaze/indie/garage/pop/psyché ultime, les Embrooks ne sortent pas des frontières d'un freakbeat 60s puissant et racé, lustré comme le capo d'une mazzeratti roulant bruyamment, et à toute berzingue.
Mais ils ne se précipitent pas, les tempos sont bien posés, ce qui amplifie la classe de ce disque. Les mélodies ne sont pas en reste, et le traitement de la voix est particulièrement réussit avec cet écho léger et classieux si cher à leurs géniteurs anglais, et rend le chant puissant sans être braillard. En effet, sur ce disque, trainent en permanance les fantômes des grands groupes freakbeat et psychédéliques anglais de la fin des sixties, The Move, Creation (ils reprennent d'ailleurs Tom Tom en live), Sorrows, Birds, Attacks et autres Yardbirds période Jeff Beck en tête de cortège.
Tout cela est grandement organique, la batteuse se déchaine comme une Keith Moon imprécise et survoltée, la basse pose l'ensemble, et les guitares emplies de fuzz ronde donnent de grand saillies chevalresques.
En 2004, les Embrooks sauvaient (presque) le rock'n'roll avec cette démonstration de purisme 60s sans jamais aller de l'avant car pas totalement révérencieux, et (presque) personne ne le savait; à part Nicolas ungemuth peut être, dont on n'a jamais pu vraiment lui reprocher son manque de goût, qui portait ce disque album du mois du numéro 447 de rock'n'folk.
Quand le fond est là (les morceaux, excellents), la forme prend des attraits encore plus scintillants (le son, flamboyant)

Aucun commentaire: