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lundi 8 octobre 2012

Jacco Gardner

Jacco est le nouveau petit génie de la pop psyché batave, et l'on peut dire que les référents en la matière sont nombreux et de qualité.
Mais s'il faut trouver un artiste auquel rapprocher ce petit génie, c'est bien de Syd Barrett que l'on parlera, l'influence du early Floyd est évidente, comme sur le dernier single sur Trouble In Mind :



Son premier single ne sera pas en reste ici, puisqu'il est également excellent, on est nombreux à attendre le premier long effort !


lundi 20 février 2012

The Cosmonauts - Psychic Denim, EP (Burger Records)



La galaxie Burger Records n'en finit plus de verser dans la coolitude absolue. Témoignage additionnel de se penchant naturel, un EP des Cosmonauts, et vous me direz, mais qui sont fichtre donc les Cosmonauts ?

Leur album datant de 2010 vient à peine d'être réédité chez Permanent Records, que voilà qu’apparaît cet EP des américains que je trouve particulièrement inspiré et habité. 8 morceaux, donc, alternant le lent et langoureux, et le plus rapide et percutant.
Le premier titre, Psychic Denim, évoque clairement des Oh Sees shoegaze, plus introverti malgré le déluge d'écho qui nimbe la voix :


La suite du disque s'avère tout aussi excitante, entre la new wave bruitiste, toute en tremolo, de Dreamboat qui n'est pas sans rappeler les excellents Crocodiles (il faudra d'ailleurs que je parle de leur deuxième album, sorti l'année dernière, quand j'aurais réussi à m'extirper d'une flemme terrassante que je combat à l'instant), pour se faire plus insidieusement psyché sur Flower Bomb et son petit riff arabisant, en boucle. L'instrumental qui suit, est par contre plus anecdotique.

La face B m'a laissé groggy de satisfaction béate entre le vénéneux Please don't make me blue, le très rock'n'roll Little Honda qui lui fait un clin d'oeil appuyé aux Brimstone Howl.
Le final se fait plus lourd et orageux, puis le feu d'artifice du dernier morceau, et on en redemande.
Ces Cosmonauts nous ont donc servi une soupe bien consistante et ça faisait un bail que je n'avais pas entendu une chose de ce niveau dans le style.
Je le recommande donc à tous les amateurs de shoegazing hypnotique, de garage psyché bien abrasif, ça devrait vous faire l'affaire, mon bras à couper.

Tout ceci s'achète à vil prix en vilains fichiers numériques, mais immédiats, sur bandcamp :



lundi 28 novembre 2011

Jack of Heart - In yer mouth - nouvel album!

Les garageux lo-fi psyché glam de Perpignan sortent leur nouvel album ces derniers jours, il paraitrait qu'il est déjà disponible dans les meilleures crèmeries de France (Born Bad,...) et que c'est un bon cru,
de ce que j'ai pu en écouter, il m'a l'air plus "lancinant", plus chétif, moins frontal que le premier, mais tout cela m'a l'air bien solide et plutôt inspiré, et devrait donc plaire à la cohorte des amateurs de son pysché lo-fi.

"Baby Bitch"

Lien spotify pour écouteJack Of Heart – In Yer Mouth

Voici deux vidéos que j'ai prise d'un de leur concert aux Nuits blanches d'Amiens :





vendredi 28 octobre 2011

My Power POP! comp

Hier, je fêtais mes 28 petites bougies (et oui les mods ne sont pas que des cinquantenaires aigris issues du mouvement revival), et j'ai eu envie de me faire plaisir et vous faire plaisir par la même occasion!
Voici donc une petite compilation de mes morceaux préférés dans un style que je vénère, la power pop.
Pas d'obscurité ici, que du classique, mais quel bonheur de se les enchaîner!
Enjoy folks...



Tracklist :
1 - Big Star - September Gurls
2 - Really 3rds - Everyday, everyway
3 - Shoes - Tomorrow Night
4 - The Barracudas - I can't pretend
5 - The Beat - Rock'n'roll girl
6 - The DB's - Black and white
7 - The Flamin' Groovies - Shake some action
8 - The Last - Century city rag
9 - The Last Stands - Just a number
10 - The Nerves - When you find out
11 - The Orbits - Make the rules
12 - The Records - Starry Eyes
13 - The Rubinoos - I wanna be your boyfriend
14 - The Breakaways - Walking out on love
15 - The Poppees - Jealousy
16 - The Dentists - I had an excellent dream last night

POP!

mardi 25 octobre 2011

Easy shiny POP!

The Ugly Beats! - Bring on the Beats! (Get Hip)



Il est des disques qui n'ont l'air de rien, tout en étant agréables, à première écoute, et qui s'installent de façon insidieuse dans le cerveau de l'auditeur. Je crois que ce disque, je dois l’écouter plusieurs fois par semaine depuis plusieurs mois, alors que la culture du zapping, à laquelle il m’arrive de succomber, nous incite à rapidement passer à autre chose, et que les sorties ne manquent pas en ce moment.


Les Ugly Beats, sur ce Bring on the Beats! sorti sur Get Hip en 2005, premier opus du groupe (deux ont suivi), proposent une musique pleine de charme et d’énergie. De la power pop à forte infusion 60s, qui vient autant puiser dans la flamboyance anglaise des Who, des Kinks ou des Beatles, mais garde au moins un pied dans l’héritage américain du garage US et de la musique californienne des années psychédéliques (Byrds, Buffalo Springfield).


Fylti Rich n’est pas d’ailleurs sans rappeler les Byrds reprenant le bon vieux Dylan.


Les petites perles s’enchainent comme sur un joli collier, et ce sens de la mélodie joliment troussée, pourtant pas grandiloquente, parcoure tout l’album.


Ce qui frappe surtout, c’est la dynamique et la qualité du son. C’est pas très « produit » mais chaque instrument ressort divinement bien, les guitares se questionnent et se répondent avec un son scintillant mais sec, de façon superbe. Celles-ci sont souvent accompagnées d’un petit orgue chétif qui vient inscrire des boucles mélodiques absolument ravissantes.


Mais les voix sont le grand atout du disque, souvent entremêlées dans des harmonies subtiles et attachantes, elles restent dans la tête et font décoller les morceaux. La voix du chanteur est belle et intimiste, toute en espièglerie.


Il est des disques qui resteront, car l’humilité qu’ils dégagent et la saveur charmante à l’extrême des mélodies l’exigent ; des disques qui réconfortent et nous ramènent à l’essentiel, le caractère éphémère et exaltant de la vie. Bring on the Beats! fait indéniablement partie de ces albums là.


 

mercredi 4 mai 2011

Les Rivals - Dernières actus!

Bon je vais, une fois n'est pas coutume, faire un peu de prosélytisme pour ma bonne chapelle, votre formation garage soul power pop parisienne préférée, les bien nommés Rivals !

Pour info, le single sorti sur Close Up Records est toujours disponible en vinyle dans pas mal de bonnes crèmeries et bientôt en téléchargement mp3 (je l'espère!), pour les anti rétro dépourvus de platine :



Pour le commander : Hands and Arms

FACE A :


FACE B : 


Prochains concerts :
Les Rivals se produiront :
- lors du Cosmic Trip à Bourges le 4 juin sur la grande scène à 20H
- lors du festival Ave The Sound à Géménos (près de Marseille) le 25 juin
- lors du festival la Java des Bois le 20 août en Bretagne
- lors des nuits blanches d'Amiens à la Lune des Pirates le 14 octobre avec Cheveu, Jack of Heart,...entre autres.


http://www.closeupprod.fr/

mardi 3 mai 2011

Du gaz dans le surf...

Crystal Stilts - In Love With Oblivion (Fortuna Pop! (UK) and Slumberland Records (US), 2011) 



Crystal Stilts est le genre de formation complexe à constamment naviguer entre ombre et lumière, malédiction et salvation. Quand leur premier album, pesant et flamboyant à la fois, penchait clairement du côté de l'obscurité, leur seconde production (outre quelques singles bien sentis), se fait plus légère et scintillante, que ce soit au sens propre (les guitare carillonnent allègrement sans être jangly) que figuré (on ressent une musique plus apaisée et positive).
Les américains donnent toujours dans le surfgaze mélodique et de haute volée, plus pop que jamais. L'écho sur la voix est leur véritable marque de fabrique, sans que ceci ne soit discréditant et confonde le propos. Le premier morceau, Sycamore Three, impose une ambiance pesante grâce à une ligne de basse entêtante, mais la suite donnera tord à ces vélléités obscures, ce morceau étant peut être le pont de liaison entre les deux albums.
Car arrive Through the Floor, surement un des meilleurs morceau de l'album, à la mélodie imparable et aux superbes guitares qui groovent à contre temps; on se prend à voyager, loin, très loin, aux confins de l'univers comme la pochette (superbe) le laisse à penser.
 Silver Sun fait pencher les influences du côté californien, et des Byrds période Gene Clark en particulier, avec ces guitares très jangly. Ce morceau vient s'ajouter à la liste des potentiels tubes de ce disque, même si la musique des New Yorkais ne devient jamais putassière et reste totalement intègre.
Le reste du disque, outre Alien Rivers qui ralentit le tempo, se situe dans la même lignée résolument pop et lumineuse. Half The Moon nous fait pensé à leur excellents collègues californien, les Fresh&Onlys. Shake the Shackles et ces guitares/orgues qui s'entremêlent joyeusement devraient passer à heure régulière sur toutes les radios dignes de ce nom (ça en élimine pas mal, de ce fait). Precarious Stair, gong à l'appui, est un brulot garage psyché aussi efficace qu'évident.

La fin de l'album ne baisse pas en intensité et offre trois classiques dont un dernier morceau très velvetien qui n'est pas sans nous rappeler Run, Run, Run de la bande de Lou.
Descendu par Magic, cet album est surement mon petit préféré de l'année 2011 à date et sera dur à déloger tant il alligne constance, honnêteté et variété, et surtout une collection de sacrés bons morceaux que peu de formations actuelles sont capables de produire.
Hautement recommandable!